Parole d’internaute : Notions de liberté et d’égalité

Publié le 29 février 2016

J’ai pris l’habitude de renommer la devise de la république « Liberté, Égalité, Fraternité » en « Autonomie, Équité, Solidarité ».  Simplement parceque la devise actuelle n’est, à mon avis, qu’une chimère, un but inatteignable. Ceci est vraiment dommage, vu le concret que représente une constitution…  Bravo pour votre travail, que je vais lire d’ici les prochaines semaines !

Mathieu

Parole d’internaute : A.Guillon

Publié le 29 février 2016

Je salue l’effort que vous avez fait par ce texte de nouvelle constitution. Et il est évident que cet effort est à faire de toutes façon. Je me permet toutefois de faire les remarques suivantes, qui à mon sens simplifieraient bien des choses.

1° Il me paraît que la toute première chose serait de définir ce qu’est une personne. Nombreux sont les gens qui sont prêts à décerner ce titre aux animaux; d’ailleurs aux US, on a le droit de faire hériter son animal domestique! En ce qui ma propre vision, le minimum serait : est une personne tout être qui accède au conceptuel, ainsi que sa descendance. Le conceptuel peut être défini comme un objet de communication irréductible à une quelconque description mécanique finie.

2° Cette définition a pour intérêt de poser d’emblée l’aspect en quelque sorte de transcendance de la personne humaine. D’où le respect illimité qui lui et dû.

3° Ceci a à nouveau comme conséquence que le rôle principal de l’état est de favoriser, autant que cela est possible, l’émergence de cette trancendance. Les aspects quelque peu contradictoires de liberté individuelle et contraitnes collectives s’en trouvent immédiatement résolues par la question : est-ce que le la solution à un problème concret posé va dans le sens de cette émergence.

4° Toute règle ou loi doit respecter impérativement la logique. La mise en place d’un système logique comprend deux pans :  d’une part la définition de concepts pouvant se prêter à la logique, telle qu’elle est défnie en mathématique; d’autre part la définition de règles d’interprétation rigoureuses permettant de passer des concepts aux éléments du domaine qu’elle prétend décrire. Par exemple le 1° ci-dessus est une règle d’interprétation.

5° Grâce à ceci peut être posé le principe selon lequel une décision n’est définitive que si elle est acceptée de façon unanime. A défaut elle ne peut être que provisoire, et le débat doit continuer à son propos. L’unanimité est définie de la façon suivante : il n’y a plus d’argument vérifiable (par la logique ou les règles d’interprétation) qui mettent la proposition en défaut.

Tout ceci a l’intérêt suivant. Il n’est plus nécessaire de refaire une refonte exhaustive de la constitution et des lois existantes. Il suffit de tranquillement établir quelques grands principes (comme certains de ceux que vous avez déjà posés), puis de prendre tout son temps pour rectifier les choses au fur et à mesure que les cas se présentent.

Tout cela me paraît à la fois plus simple et plus facile à mettre en place.

En tout cas , bonne continuation.

3 réponses à Parole d’internaute : A.Guillon

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :29 février 2016 à 15 h 49 min

    Ce que vous proposez nous a effectivement effleuré.Réduire le processus législatif à la seule étude objective et rationnelle (voire mathématique) de la compatibilité ou pas d’un projet de loi avec les principes fondateurs énoncés par la Constitution est assez tentant.

    C’est à peu de choses près ce que nous avons fait, mais en proposant (en plus) un catalogue de lois déjà « prêtes à l’emploi ». Et ce, afin de tenter de reproduire un schéma quelque peu familier pour le grand public. Mais opter résolument pour un système purement principiel est une option que nous « gardons sous le coude », si nous pouvons nous exprimer ainsi.

  1. Avatar Fourès dit :6 mars 2016 à 17 h 43 min

    « est une personne tout être qui accède au conceptuel, ainsi que sa descendance. Le conceptuel peut être défini comme un objet de communication irréductible à une quelconque description mécanique finie. » Bon, ce truc écarte sans doute les animaux et les place (et pourquoi faudrait-il les écarter?), mais moi aussi parce que je ne comprends rien à cette phrase. En général « personne » signifie  » individu de l’espèce humaine » non? Ca ne suffit pas? Et « le respect illimité qui et du à la personne humaine », par opposition aux animaux, est pour moi d’une absurdité sans nom… Pourquoi grands dieux devrais-je accorder plus de respect à un homme qu’à un sanglier? Parce qu’il pense? Mais les animaux aussi. Parce qu’il a créé les OGM et brûlé le pétrole? Il aurait mieux fait de réfléchir avant. Parce qu’il est de la même espèce que moi? Mais alors pourquoi ne pas réserver mon respect à ceux qui sont de la même r

  1. Avatar Fourès dit :6 mars 2016 à 17 h 45 min

    ((erreur de frappe , suite de la phrase: ))de la même race, classe sociale, ou religion que moi?

Parole d’internaute : Alain 15

Publié le 29 février 2016

Que deviennent les plus grosses familles françaises celles qui contrôlent banques et industries? Que devient la bulle immobilière?  elle perd ses terres et garde son bâti? Quant à l’éducation, le public d’un coté, le privé de l’autre, comment l’humain va t’il se détourner du matériel dans cette société ou tout est marché? Qui contrôlera sa volonté? Les grands secteurs capitalistiques sont nationalisés ( secteur public marchand) mais trop d’information tue l’information, va t’il y avoir des audits publics ( il en faudrait des milliers pour se faire une idée juste sur les produits que propose une société) et contre audits? Monsanto puis les petits agriculteurs d’un coin de la Bolivie puis un concurrent à Monsanto puis d’autres agriculteurs indépendants et puis encore Monsanto. Comment la foule va être éduquée? Ne va t’elle pas s’essouffler et s’offrir aux plus doux… Charmeurs?

5 réponses à Parole d’internaute : Alain 15

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :29 février 2016 à 12 h 00 min

    « Que deviennent les plus grosses familles françaises … » : Les banques devront fermer leur portes car, en application du Titre II.3 elles n’auront plus de clients. Quant à l’industrie, c’est à dire les grosses entreprises, la plupart seront collectivisées (cf. Titre I.7) et les autres seront contraintes d’essaimer en une multitude de structures individuelles (cf. Titre II.1). La bulle immobilière s’éteindra faute de financement ex nihilo (Titre II.3). Seule la propriété du sol est remise en question, les propriétaires de bâti conserveront leurs biens, mais ceux-ci pourront revenir à terme à la collectivité compte tenu de l’abrogation de la loi sur l’héritage (Titre IV.1).

    « …..comment l’humain va t’il se détourner du matériel… » : Il relève de la liberté individuelle de chacun de se détourner du matériel, ou pas. Ce n’est pas à l’Etat de réglementer la pensée des citoyens ou de contrôler sa volonté. Par contre, dans une société à basse énergie, l’offre de biens matériels est forcément réduite par la force des lois physiques.
    « …va t’il y avoir des audits publics… » : Les nationalisations seront effectuées à partir de l’application d’une mesure de l’empreinte écologique (art. 30), et non à la suite d’audits individualisés. Donc en application d’un principe objectif et non d’une appréciation subjective.

    « ….Comment la foule va être éduquée? ….» : La foule, c’est le peuple. Le peuple n’a pas à être éduqué, car il est la source de toute légitimité. C’est cela, la démocratie directe !

  1. Avatar Barry dit :11 mars 2016 à 8 h 28 min

    Le peuple n’a pas à être éduqué car c’est la source de toute légitimité …..
    Pouvez vous être plus clair ? Si le peuple n’est pas éduqué il perd son pouvoir . L’accès au pouvoir sur sa propre vie s’est fait depuis fort longtemps suite à l’accès à l’éducation par le peuple .

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :11 mars 2016 à 9 h 02 min

    La notion d’ »éduquer le peuple » est ambigüe, c’est la raison pour laquelle nous la refusons. Si « éduquer le peuple » signifie qu’il existe un dispositif d’information ou de « culturation », de qui doit émaner ce dispositif et qui doit le maîtriser ?… Par ailleurs, nous considérons que le peuple, tel qu’il est, et nonobstant toute contingence, est apte à prendre les options législatives qui le concernent. C’est, ni plus ni moins, l’ABC de la démocratie directe. A contrario, ce sont les oligarques de la démocratie représentative qui parlent d’ »éduquer le peuple », et ce dans le dessein de l’amener à bien voter pour ses mandataires. Et dans cas, « éducation » rime avec « manipulation ».

  1. Avatar Barry dit :11 mars 2016 à 9 h 30 min

    Plus clairement ma question porte sur l’accès à l’école pour tous .

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :11 mars 2016 à 9 h 44 min

    L’éducation et les droits de l’enfant sont détaillés dans la Constitution au Titre IV.3. (articles 93 à 100), pour de plus amples développements voyez le compte rendu global des réunions : http://www.democratie-directe.com/documents/CR_Global.pdf (page 75 à 77). L’accès à l’école primaire est largement plus garanti qu’actuellement puisque les fournitures scolaires ont gratuites, ainsi que l’hébergement sur demande. De plus, un droit universel aux études supérieures de 10 ans est ouvert à tout citoyen. Ce droit peut être exercé à tout moment de la vie active. Il concerne les mêmes services gratuits que l’enseignement primaire, notamment l’hébergement et la pension optionnels

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