Parole d’internaute : Alain 16

Publié le 20 mars 2016

Je bloque toujours sur la faisabilité d’une société résiliente et en même temps soumise à une concurrence systémique. Dans la société exposée, les citoyens sont dans l’obligation de travailler, 2 choix : ils sont dans le secteur concurrentiel ou intègrent les ateliers nationaux. Dans ce dernier cas, ils devront travailler, ou en tout cas, fournir de l’énergie nécessaire à l’auto-financement de cette structure. Ce qui revient dans l’ensemble à une obligation de fournir un travail si l’on veut survivre ou vivre mieux. Ce que je voulais dire c’est que justement le coté obligatoire du travail ne me dérange pas malgré les articles sur la liberté du CR, je pense même qu’il est nécessaire surtout pour une société qui est en train de changer de modèle; un habitat sain gratuit, une alimentation saine gratuite, reversement de dividendes en fin d’année, mais pas sans contre partie. J’ai peur que les ateliers nationaux soient sources de discriminations ou que dans un état de fragilité du nouveau système, ils ne soient surchargés.

Pour que ça coute le moins possible à l’état, je pense que l’agroalimentaire et le logement doivent sortir du circuit marchand hormis pour des produits plus luxueux et bénéficier d’une main d’œuvre gratuite. Il serait envisageable de proposer aux citoyens un service minimum de 3 jours de travail par semaine ( cumulables) qui leur laisserait du temps pour la formation, la vie civique et le loisir.

Les citoyens désirant travailler plus pourraient le faire si l’entreprise qu’ils ont crée le permet et gagneraient en conséquence plus d’argent. Mais ils auraient aussi droit à leur part d’ alimentation saine et de logement gratuit suivant un seuil à définir, appelons le Quota Vital qui varierait en fonction d’un individu célibataire ou d’une  famille et qui prendrait en compte le logement et la nourriture d’une façon non onéreuse, un peu comme le tantième.

En Gros, la France compte 63M d’habitants, 28M d’hectares assignés à l’agro (et on peut faire largement mieux en rendant »vertes » les villes) . Nous pourrions être en auto-suffisance alimentaire à un cout quasi nul (main d’œuvre gratuite = nourriture gratuite) le tout localement bien sur, tout en faisant rentrer de la devise( tourisme par exemple).
L’immobilier devrait être redistribué et fonctionner sous forme de coopératives d’habitations (logement gratuit = auto-constuction/auto-réparation pour ceux qui le désirent), l’état doit récupérer l’immobilier en plus de la terre, ça me semble primordial, il pourra demeurer un droit préférentiel d’usufruit sur une partie des biens saisis (lié à l’affectif). Les loyers ne doivent concerner que les personnes qui désirent dépasser leur QV et qui en ont les moyens. Je pense donc que l’agroalimentaire et l’immobilier devraient aux aussi faire partie du secteur public non marchand pour la partie QV et marchand pour la partie hors QV. Tous ceux qui désirent plus doivent travailler plus pour se le payer c’est simple et oui en effet, qu’il soit simple de travailler et de s’associer. Les recettes des loyers rentrent avec d’autres recettes dans les caisses de l’état qui redistribue hormis les réserves.

Dans mon dernier post, je mentionnais les audits publics. Il est important que les citoyens puissent se rendre compte d’eux même  des bienfaits ou méfaits de tel ou tel produit, de telle ou telle entreprise avant de devoir voter et ceci concerne tous les domaines, santé, énergie, agro,…pour que la démocratie directe puisse se faire de façon éclairée. Il faut du temps pour s’intéresser à la vie de sa société alors ne pensez-vous pas qu’il va falloir jeter les téléviseurs et les jeux  en réseaux par la fenêtre.

Le temps libre est un faux problème? Non je ne pense pas, il faut du temps pour réfléchir et se documenter à condition d’être suffisamment motivé. Alors comment trouver cette motivation? On en revient à l’orientation d’une société démocratique.

Le tirage au sort n’est pas envisageable pour des fonctions nécessitant une compétence technique et de gestion d’entreprise? Ah Bon!!! Suivons les directions tracées par la constitution, que plusieurs équipes se créent et au final qu’on en crée une nouvelle par tirage au sort parmi les compétences techniques des personnes qui se seront présentées.
Vous dites que les choix citoyens sont légitimes de fait, je crois, le peuple est souverain en quelque sorte. Oui mais n’oublions pas que le peuple va au plus facile, il suit souvent le dernier qui parle ou celui qui emploie les bons arguments avec les bons amis présents, s’il doit marcher sur son voisin pour mieux avancer il le fera. Alors en effet le peuple à le pouvoir de faire les lois… Il a peut être aussi le pouvoir de télékinésie, mais sait il y accéder?

Il convient donc de tracer des voies claires pour amener une cohésion sociale, réalisables et empreintes d’une certaine éthique pour orienter la société, la constitution a justement cette volonté d’orienter le citoyen dans toutes les activités sociales. Ou cette orientation est détestable c’est quand elle sert l’hypocrisie et la puissance égocentrique mais sans orientation il ne pourrait y avoir de démocratie. Aussi, pourquoi insérer la concurrence au sein même de l’élection quadriennale? N’avez vous pas peur d’y insérer en même temps le conflit d’intérêt? Alors que si la voie est tracée, ces équipes ne seraient que les garantes du respect de ces lignes. Il ne devrait pas y avoir de financement de campagne car la campagne serait écrite noir sur blanc dans la constitution et cela éviterait de plus, et ce n’est pas une des moindres raisons, de surcharger l’esprit des citoyens qui vont avoir beaucoup de choses à penser (importance du temps libre) il va falloir  prendre beaucoup de décisions vitales.

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :

    20 mars 2016 à 9 h 39 min

    Cela fait beaucoup d’idées réunies en un seul post! Nous ne saurions trop vous inciter à participer, lorsque votre emploi du temps vous le permet, aux réunions débats du dimanche 15h sur skype, dont le format est plus adapté aux débats de fond que vous soulevez. Voici néanmoins quelques éléments de réponse :

    1. « Les ateliers nationaux » : pourquoi craignez vous une discrimination et laquelle ? Précisez votre pensée. Quant à savoir s’il seront surchargés ou pas, cela fait partie des interrogations auxquelles nous ne pouvons pas répondre par avance, mais le système de démocratie directe est là pour apporter les actions correctives éventuellement nécessaires au dispositif en fonction des réalités du terrain.

    2. « Alimentaire et logement dans le secteur public gratuit et obligation d’un service minimum de 3 jours /semaine pour chaque citoyen » : vous proposez là un « autre » modèle de société qui mériterait un développement beaucoup plus en profondeur. En première analyse, ce modèle est incompatible avec le nôtre puisqu’il établit « une obligation de faire en dehors de toute contingence », qui est contradictoire avec l’un de nos principes fondateurs exposé sans ambiguité dans l’article 2 de la constitution. Par ailleurs la redistribution de l’immobilier élargit la remise en cause du droit de propriété au bâti, ce que nous refusons. Par contre, nous sommes disposés à en débattre oralement et plus complètement si vous le souhaitez..

    3. « Les audits citoyens sur les produits et services » : cette notion est implicitement contenue dans notre schéma de démocratie directe pour ce qui concerne les produits et services du secteur public puisque les citoyens contrôlent, via les agoras, l’obligation de résultat des gestionnaires publics. Pour ce qui concerne les secteur privé, la qualité des produits et services est régulée par la libre concurrence.

    4. « Le temps libre » : Nous ne disons pas que le temps libre est un faux problème…. Comme son nom l’indique, le temps « libre » relève de la liberté de chacun et son contenu peut varier d’un individu à un autre. La dichotomie « travail/temps libre », n’est pas évidente et elle est largement le produit de la civilisation industrielle capitaliste. Un travail choisi peut être synonyme de temps libre, de même qu’un temps libre imposé peut se révéler fastidieux. Vaste débat…. Pour nous ce qui importe, c’est la « liberté individuelle », c’est également celle de « jeter son téléviseur ou pas »…..

    5. « Tirage au sort des candidats à la gestion du secteur public » : Notre principe est que les candidats s’engagent sur un programme qualitatif (orientations stratégiques) et quantitatif (rémunérations des fonctionnaires, prix des produits, marges dégagées) et c’est en fonction de ces propositions que les électeurs choisiront telle ou telle liste candidate. Le tirage au sort ne permet pas cette prise de responsabilité. Vous parlez de conflit d’intérêt. nous pensons que cela n’est pas possible compte tenu de notre organisation économique qui élimine la personne morale et place les budgets publics sous le contrôle des agoras. Mais donnez-nous un exemple concret de conflit d’intérêt tel que vous le redoutez, afin que nous puissions vous y répondre avec précision.

    6. « Le peuple va au plus facile… ». C’est votre opinion, et nous vous en laissons la responsabilité. Pour notre part, nous nous refusons à juger le peuple. Tous les systèmes politiques butent sur le problème de la légitimité. Qu’est-ce qui est légitime et qu’est-ce qui ne l’est pas? Nous considérons que le pouvoir monarchique n’est pas légitime parce qu’il émane d’une seule personne. Nous considérons que le pouvoir de la démocratie représentative n’est pas légitime parce qu’il est concentré entre les mains de quelques uns. Quelque soit l’organisation sociale envisagée, il convient de définir au préalable son concept spécifique de légitimité afin de savoir précisément sur quoi repose le droit. Dans le système de démocratie directe, la légitimté réside dans le peuple (voir le discours de septembre 1789 d’Emmanuel-Joseph Sieyès). C’est notre parti pris, il est peut être discutable, mais il a le mérite d’être clair car il permet de déterminer avec précision ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas. Si vous contester la légitimité du peuple, il vous faut alors proposer une autre fondement de légitimité. Mais lequel?

Bertre

Publié le 29 février 2016

J’ai lu en diagonale votre « programme » et s’il y a des idées intéressantes un peu partout, vous n’avez malheureusement pas expliqué comment pourrait se faire la transition. Dommage , que vous remplaciez la notion de fraternité par la solidarité qui est une valeur – à mon sens- bien plus faible . Il y a beaucoup d’éléments qui sont incompréhensibles en l’état, je veux dire qu’il est difficile d’en mesurer la portée ou les conséquences ….

Amusant, votre dernier article de la constitution ( sécession) va faire éclater la nation , car nombreuses sont les régions, les iles, et autres entités qui vont demander leur indépendance.

6 réponses à Bertre

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :

    29 février 2016 à 16 h 25 min

    La transition entre le système actuel et la nouvelle organisation sociale que nous proposons, comportera certainement des étapes d’ampleurs différentes selon les domaines de rupture considérés. Cette transition différenciée n’est pas abordée dans le programme proprement dit qui décrit uniquement l’objectif à atteindre. Son étude doit être entreprise par un groupe de travail à mettre en place dans les semaines à venir. Mais en tout état de cause les conditions de la transition, quelqu’en soit leur complexité, ne peuvent constituer un élément générateur de révision du programme proposé.

    Pour ce qui concerne le domaine de la sécession, il n’est pas question que considérer des « territoires », mais uniquement des groupes de citoyens qui refuseraient de se soumettre au résultat du scrutin adoptant la nouvelle constitution. Dès lors, et sous réserve qu’ils émettent une demande consensuelle, le dispositif sécessionniste pourrait être mis en oeuvre.

  1. Avatar Bertre dit :

    3 avril 2016 à 11 h 50 min

    Toujours ce débat qui pourrait s’appeler : « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».
    Il est assez facile se mettre à une dizaine et de pratiquer un brain storming qui amène à « inventer » la dernière constitution qu’on souhaite, par l’opération du saint esprit, voir devenir une mode en forme de raz de marée. On y ajoute le mol « résilience » dont on se demande par quel miracle, ce mot emprunté à la physique des matériaux et à la zoologie, peut définir une activité citoyenne. On se croirait au service des communications de la rue de Solférino!!
    Mais la question est: » comment penser vous arriver à « imposer » cette constitution à la nation?
    Il faudrait d’abord qu’elle plut au peuple, ce dont je doute, compte te nu de certaines visions de la transition qui me semblent totalement inacceptables et l’annonce de cette « décroissance » dont on ne sait pas si elle nous fera revenir au 19e siècle ou à l’ère de la pierre taillée!
    Il faudrait ensuite que le processus constituant soit accepté par la majorité que vos beaux discours constitutionnels auront laissé filer en 2017. Et là, c’est pas gagné! Je vous imagine aller demander poliment à Sarko ou à Juppé, s’ils veulent bien se laisser éblouir par la véritable immanence de votre merveilleux texte fondateur. J’en pouffe d’avance!
    Tous les soirs place de la République, il y a des seatting nocturnes qui s’ils s’amplifient vont finir par déstabiliser l’état. Allez y participer.
    La constitution c’est toute la Nation assemblée qui l’écrira, pas une « bande à Bonnot »

  1. Avatar Cynthia dit :

    3 mai 2016 à 20 h 57 min

    Bonjour monsieur Bertre
    Un programme conçu en vu des élections 2017 n’est pas une élection gagnée mais une présentation de programme démocratique en vu de permettre au peuple de voter au suffrage universel lors des élections présidentielles
    S’il n’en veut pas , rien ne l’oblige à voter pour. Il n’y a rien d’imposé . Alors je vous félicite de connaître la signification de résilience si vous ne connaissez pas celle de suffrage universel.
    C’est un mot plus important en politique
    La bande à Bonnot a au moins eu le courage de se creuser la cervelle pour créer un monde qui leur semble plus juste et équitable et d’avoir réfléchi sur le moyen de faire tourner l’économie.
    De plus, ils ont mis l’accent sur l’inévitable décroissance à venir .
    Sitting (it) et non (eat) même si vous êtes affamé au point de bouffer les personnes les plus compétentes pour construire un avenir plus réaliste et équitable que celui dont vos politiciens fétiches vous inspirent.
    Je suis heureuse que cela vous fasse pouffer car le rire prolonge la durée de vie et j’espère sincèrement que des gens tel que vous survivent à la fin de l’ère industrielle pour reconstruire un mode de survie que vos oligarchies vous auront gentiment laissé.
    Cordialement

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :

    7 mai 2016 à 9 h 16 min

    Cher Monsieur Bertre,
    Le mot résilience désigne la capacité d’un organisme à résister à un choc. Pour nous, l’organisme c’est la civilisation industrielle (c’est à dire notre société actuelle) et le choc c’est sa décroissance entropique rendue inéluctable par la déplétion des ressources naturelles (voir Nicholas Georgescu Roegen). Donc, toujours rien de marketing là dedans, mais un vrai sens fondateur pour notre mouvement. Voilà pour éclairer ce qu’apparemment vous n’avez pas vu, mais pourtant bien visible.

    Vous vous posez ensuite la question : « comment pensez vous arriver à « imposer » cette constitution à la nation? ». Nous, nous ne nous la posons pas ! Nous souhaitons pouvoir la proposer, mais jamais au grand jamais, l’imposer.

    Vous doutez que cette constitution plaise au peuple, c’est votre droit, mais vous n’êtes pas le peuple. Vous jugez inacceptable certaines visions de notre transition, mais vous avez sans doute mal lu car nous ne proposons pas de transition, mais des « ruptures ». Vous pestez également contre « l’annonce de cette décroissance dont vous ne savez pas si elle nous fera revenir au 19e siècle ou à l’ère de la pierre taillée! »… Mais votre offusquation ne change rien aux réalités des lois physiques, nous ne sommes pas « décroissants » par choix ou par volonté, mais par analyse objective. Quant à savoir si ce déclin du monde industriel nous conduira à une situation comparable au 19éme siècle ou à l’Age de pierre, cela dépendra précisément de la façon dont nous allons pouvoir gérer cette décrue (= résilience).

    Quant à la faiblesse de notre impact électoral dont vous pouffez d’avance, il ne nous préoccupe pas plus que cela (peut être même moins que vous) car notre objectif est de livrer une analyse de l’existant et une prospective globales et cohérentes que le peuple s’appropriera ou non, et selon son bon vouloir.

    Enfin quant à savoir qui « écrira », ou qui « doit écrire » la constitution, il n’y a pas de loi universelle ou d’axiome historique (sauf apparemment le vôtre !). L’exercice de la liberté individuelle, par contre, permet encore (Dieu soit loué!) à un quelconque groupe de citoyen (comme le nôtre par exemple) de se réunir en atelier constituant et de livrer sa copie en toute quiétude et sans pour autant poursuivre l’objectif de déstabiliser l’Etat par l’action de la rue. Pour terminer, votre comparaison avec les anarchistes de la « Bande à Bonnot » est particulièrement déplacée car nous rejetons toute forme d’action violente et illégale. Notre démarche est tout simplement à l’opposée de ce type d’activisme. Il ne semble pas évident que vous puissiez en dire autant pour ce qui vous concerne !

  1. Avatar bertre dit :

    20 juin 2016 à 18 h 23 min

    Même si je détecte une certaine agressivité dans votre réponse, je n’en demeure pas moins impressionné par le travail que vous avez fourni.
    Pour autant, je m’interroge, de voir un groupe, c’est à dire une partie infime de la Nation, prétendre soumettre une constitution et des lois à toute une nation sans alternative autre que  » à prendre ou à laisser »
    Il y a , dans votre programme des choses qui sont tellement évidentes que ce n’était peut-être pas utile de réunir un think tank d’intellectuels apparemment de haut niveau, pour distiller de telles évidences§
    Vous prôner la démocratie, mais, uniquement pour le peuple qui en héritera lorsqu’il aura daigné adopter votre miraculeuse constitution et ses annexes, sans barguigner.
    Pour moi, et pour beaucoup d’autres, la constitution doit être l’émanation de la Nation assemblée. Que des gens comme vous, ou moi , fassent des propositions plus ou moins pertinentes (les vôtres ne le sont pas toutes), mais qu’un groupe représentatif de sa seule volonté et d’un semblant d’intelligence, participe à la réflexion, à la recherche de pistes, pourquoi pas. J’ai participé à « Nuit debout »; j’y ai aussi entendu des idées pertinentes. Mais , pour moi, le processus constituant ne peut être réalisé que par la nation assemblée. Il est d’ailleurs utile de remarquer que de discuter de l’évolution de la société sans en avoir défini le possible, relève d’une forme d’onanisme.
    Car, en fait , que chercher vous? Croyez vous qu’avec votre science verbeuse et votre intellectualisme, vous allez faire basculer la France et réussir à placer au dessus de tous ces partis qui sont là depuis deux siècles, qui ont tous les médias à leur botte, le patronat qui remplie leurs poches et toutes les forces armées à leur service?
    Peut être. Mais je ne voterais pas pour vous. De Gaulle nous a imposé la constitution de 58, je ne vais pas repiquer au truc. La Constitution sera œuvre commune , ou elle ne sera pas.
    En fait, vous ne manquez pas d’idées, même si vous les exprimez, plus ou moins bien. Vous manquez de bon sens stratégique.

  1. Démocratie Directe & Résilience Démocratie Directe & Résilience dit :

    25 juin 2016 à 8 h 26 min

    Il n’y a pas d’agressivité, juste une pointe d’agacement parce que vous réitérez en boucle des critiques sans les étayer par des argumentations concrètes. Mais ceci n’emporte pas que nous refusions le débat, la preuve :
    Récapitulons ! Vous nous opposez une double critique sur la forme, et sur le fond.

    Sur le fond, vous nous reprochez à la fois des « évidences » et des « choses contestables ». Il serait intéressant de les citer et de les soumettre à la critique argumentée. Seule cette démarche est de nature à faire avancer le débat. Ce forum n’est pas conçu pour un affrontement de convictions, mais pour un échange d’argumentations.

    Sur la forme vous nous contestez le droit de proposer un programme qui n’aurait pas été élaboré par ce que vous nommez « la nation assemblée », mais par ce que vous nommez « une infime partie de la nation ». Ce n’est qu’une affirmation subjective (vous dites « pour moi »….), mais pas une démonstration objective! D’un point de vue factuel, l’histoire de l’humanité nous enseigne plutôt que les évolutions ont toujours été impulsées par des minorités agissantes plutôt que par des « nations assemblées ». Cela est une simple constatation, pas une opinion subjective. D’autre part, votre notion de « Nation assemblée » n’est pas détaillée, ce qui lui enlève toute crédibilité. Il conviendrait de nous dire clairement le processus technique et juridique auquel vous pensez, afin que nous puissions juger de la pertinence et de la capacité de cette entité putative.

    De plus vous renouvelez encore une fois votre amalgame fâcheux (et trompeur) entre « proposer au vote » et « imposer ». Où avez vous vu qu’un programme largement débattu auparavant et proposé à la nation au suffrage universel équivaut à le lui « imposer » ? Vous avez une bien fausse idée de la démocratie. Vous prétendez que nous manquons de bons sens stratégique ! A question récurrente, réponse récurrente. L’élection du PR sous-entend l’application du programme qu’il propose. C’est ce qu’il fera en soumettant la constitution nouvelle au référendum. Or, cette nouvelle constitution installe la démocratie directe. Donc le peuple pourra, s’il le souhaite, modifier ce qu’il veut par la suite. CQFD! Pour ce qui concerne le débat préalable qui est nécessaire pour éclairer le choix de citoyens, soyez certain que nous ne serons pas élu en 2017, mais que notre action fera que le débat s’engagera pendant 5 ans jusqu’en 2022. Délai pendant lequel les points de rupture pourront être largement débattus, et pendant lequel des assemblées citoyennes volontaires pourront voir le jour, et également d’autres propositions de constitution émerger, etc….

    Notre conception de la démocratie va de pair avec la liberté d’expression et nous pensons qu’il est loisible à tout groupe de citoyens ordinaires de réfléchir et de proposer un programme politique. Notre conception de la démocratie veut aussi que chaque groupe d’idée puisse avoir les moyens techniques de s’exprimer. Il semble que vous ne soyez pas d’accord avec cela, ou alors merci de rectifier….

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