10 – Stratégie de communication grand public

Contribution par Christian Laurut

Nos Objectifs :

  1. nous faire connaître du grand public, notamment à travers la candidature à l’élection présidentielle de 2022
  2. susciter des vocations sympathisantes pour le démarchage des 500 signatures
  3. susciter des vocations sympathisantes pour déclencher des candidatures aux législatives sous l’étiquette « Demain La Décroissance »

Nos Moyens :

1.Publication gratuite d’un communiqué hebdomadaire du candidat avec appel au don en panneau de fin :

Calendrier :

Il reste 14 mois avant les élections de mai 2022, soit 56 publications hebdomadaires de 15 mn (temps moyen de consultation écrite, orale ou visuelle) . Le principe proposé serait de communiquer au CA des scripts sur les thématiques privilégiées (voir ci-dessous) qui les validerait après amendement. Ce matériel peut naturellement être fabriqué et stocké, à temps choisi, sans avoir à respecter la fréquence hebdomadaire de diffusion. Pour info, je dispose dores et déjà de ressources textes à peu près quantitativement équivalentes (soit 840 mn) sur les thématiques privilégiées proposées ci-dessous et pouvant être proposées au CA pour validation.

Formats :

      • allocution vidéo
      • texte écrit (éventuellement script de l’allocution)
      • interview vidéo
      • échange avec un ou plusieurs tiers (video)
      • Clip video (reportage – fiction – animation)
      • Podcast audio

Supports :

      • Site internet DLD
      • Chaine Youtube DLD
      • Chaine Vimeo DLD
      • Listes de diffusion

2.Diffusion payante (prix militant) du programme version complète (V1) :

3.Campagnes d’appels au dons

Thèmes à privilégier :

1. Nous devons expliquer que notre candidature n’est pas une candidature d’accession au pouvoir, mais une candidature d’alerte

2. Notre discours doit porter prioritairement sur la critique radicale et globale de la croissance. Plus précisément nous devons montrer que la croissance conduit à l’échec dans pratiquement tous les domaines de l’activité humaine (notamment physique, comptable, financier, sanitaire, alimentaire, culturel, social, politique)

3. Nous devons expliquer que la croissance est consubstantielle au capitalisme, donc que notre critique radicale de la croissance s’identifie à une critique radicale du capitalisme

4. Accessoirement, nous devons expliquer que le capitalisme, générateur unique de la croissance, s’exprime politiquement à travers un système de démocratie représentative, plus justement dénommé oligocratie, qui réserve le pouvoir de fabriquer la loi à un groupe restreint.

5. Nous devons expliquer que notre programme de révision du corpus législatif n’est pas un catalogue de mesures particulières modificatrices du corpus actuel, mais à l’instar de notre critique globale de la croissance, un ensemble indissociable qui doit être débattu comme un tout.

6. Expliquer que notre programme énonce des règles législatives qui empêchent le capitalisme d’exister, ou plus exactement qu’il abroge les règles qui permettent au capitalisme d’exister. En bref, que ce programme permet de sortir complètement du capitalisme.

7. Expliquer que notre programme a été conçu comme un outil législatif utile  :

  • soit, pour une majorité de citoyens actuels convaincus que la croissance conduit inexorablement à une impasse (ou échec)
  • soit, pour une majorité de citoyens actuels pas forcément convaincus que la croissance conduit à une impasse (ou échec) mais désireux d’interrompre la croissance pour d’autres types de raisons
  • soit, pour une majorité de citoyens futurs arrivés au bout de l’impasse et cherchant une autre issue
  • mais certainement pas pour une minorité de citoyens actuels désirant imposer la croissance par l’utilisation de ce programme

Thèmes à éviter :

1. Compte tenu de notre option de critique radicale, nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des débats contradictoires de nature solutionniste, où nous échangerions à l’infini des arguments pour ou contre telle mesure particulière à introduire dans le système actuel afin qu’il aille un peu mieux. Nous laisserons ce terrain de jeu à d’autres.

2. Ne pas prendre parti sur le choix « décroissance subie » ou « décroissance volontaire ».

Réponses aux objections répertoriées (à compléter) :

Objection 1 :
Votre programme est trop extrémiste (variante utopique), il ne passera jamais.
Cette objection sera formulée soit par des gens tentés de nous rejoindre mais freinées par ce pronostic de faible audience, soit par des détracteurs qui utiliseront ce qualificatif comme une marque de mépris.

Réponse 1 :
Aux premiers nous devons répondre que notre conception de la politique n’a rien à voir avec le marketing mais qu’elle est guidée par la recherche permanente de la « juste analyse ». De ce fait, le succès du programme n’est pas à rechercher dans son indice d’audience ponctuelle, mais dans sa capacité à ne pas être mis en défaut dans sa cohérence par aucune critique argumentée et de bonne foi.
Aux second, nous répondrons que l’utopie n’est pas de notre côté, mais plutôt du côté de ceux qui considèrent que le système actuel peut « passer » encore longtemps.
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Objection 2 :
Votre programme propose des changements radicaux et multiples, alors que le changement politique se fait toujours par petites touches successives et progressives.
Cet argument qui présente le changement progressif comme un axiome politique est caractéristique des réformistes bon teint, quelque soit d’ailleurs leur étiquette-alibi souvent trompeuse. En politique politicienne les imposteurs sont légion qui amalgament radicalisme des idées et violence des actes, et pensent ainsi discréditer toutes les options révolutionnaires.

Réponse 2 :
Nous devons leur répondre que cet axiome qu’ils énoncent est, d’une part invalidé par l’histoire, et, d’autre part, inadapté à la situation du système capitaliste croissanciste. Ce système, en effet, est proche d’un état de banqueroute généralisée, c’est à dire d’une rupture, dont tout aménagement réformiste ne pourra qu’amplifier l’ampleur et dont seul un programme radical et global, donc de rupture, comme le nôtre aurait une chance de minimiser les dégâts humains. En bref, à situation de rupture, remède de rupture.
A défaut d’être mis en oeuvre volontairement avant ce terme, ce programme resterait néanmoins toujours disponible pour l’après dépôt de bilan (ou après-croissance).
Par contre, nous concevons parfaitement que ce programme ne puisse pas être appliqué dans le cadre d’une bascule immédiate et qu’il faille peut-être prévoir une période et des modalités de transition. Cette éventualité existe, mais nous n’en sommes encore pas là puisque ce programme n’a, à très court terme, aucune chance d’être choisi par une majorité de citoyens. Nous nous contentons donc, pour l’instant, de faire en sorte de sensibiliser le grand public sur l’impossibilité de poursuivre la croissance du fait de raisons internes inéluctables (physique, comptable, financière) et d’externalités négatives avérées (santé, alimentation, culture, social).